Antonio Altarriba

“Moi, menteur” en bdzoom.com

Yo, mentiroso se publica en Francia bajo el título Moi, menteur y bdzoom nos informa.

Publicado en BDZoom el 22 marzo 2021 escrito por Gilles Ratier

Après l’imposture morale développée dans « Moi, assassin » et l’imposture scientifique dans « Moi, fou » (1), c’est l’imposture politique qui est le point de départ de « Moi, menteur » : un troisième et dernier volet où les fils finissent par se dénouer, donnant à l’ensemble sa dimension finale. L’intrigue policière sur des meurtres baroques, limites gore, menée dans une ambiance lovecraftienne où le mensonge règne une nouvelle fois en maître, n’est qu’un prétexte pour tracer le portrait d’une métropole noire, gothique et mythique : Vitoria-Gasteiz, ville du Pays basque espagnol où le scénariste Antonio Altarriba a enseigné, pendant 40 ans, la littérature française à l’université.

Il est évidemment tout à fait possible de lire les trois volumes de manière totalement indépendante, mais on ne saurait que trop vous conseiller de démarrer par la lecture des deux premiers, avant de sombrer dans « Moi, menteur », où toutes les trajectoires se recoupent et les conflits s’achèvent : des échos à certaines cases permettant de relier les récits entre eux, même s’ils ne sont pas directement connectésD’autant plus qu’on y retrouve le personnage principal de « Moi, assassin », lequel avait également fait une apparition dans « Moi, fou » : le professeur d’histoire de l’art et assassin artistique Enrique Rodríguez Ramírez.

Quant au protagoniste du dernier volet de cette remarquable bande dessinée, Adrián Cuadrado, il s’agit d’un menteur par vocation, mais aussi par nécessité conjugale, car il mène une double vie entre son épouse — et ses deux enfants — à Vitoria-Gasteiz et sa maîtresse torride à Madrid. Conseiller en communication du parti démocratique populaire (force dominante de l’échiquier politique espagnol vouée à la corruption, aux magouilles et à la manipulation), il est chargé de trouver la lumière qui illuminera le meilleur profil d’un candidat, afin d’en faire un produit désirable pour les électeurs. Pour l’heure, sa mission est de faire entrer dans le grand bain national un jeune élu local, dont l’homosexualité assumée pourrait offrir un gaywashing à son parti trop longtemps accusé d’homophobie.Cela n’aurait dû poser aucun problème à notre bonimenteur politique, s’il n’y avait pas eu la découverte inopinée de trois têtes coupées de conseillers municipaux, artistement conservées dans des bonbonnes en cristal, et cette opération immobilière autour des palais en ruine qui constellent la cité basque.Le scénario de l’universitaire-écrivain Antonio Altarriba, notamment distingué pour son diptyque biographique sur sa famille et la guerre civile espagnole (2) est remarquable, tout comme le traitement graphique deson compère, José Antonio Godoy Cazorla, dit Keko.Ce dessinateur et illustrateur madrilène, dont ont été aussi traduits en français « Plein les yeux » aux éditions de l’An 2 en 2006 et « La Protectrice » chez Actes Sud-L’An 2 en 2012, utilise des à-plats noirs qui soutiennent à la perfection les propos du scénariste. Sans parler de cette couleur rapportée, pour chacun des volumes, qui — un peu à la manière du « Sin City » de Frank Miller — attire l’attention du lecteur sur les éléments signifiants dans les cases et qui introduit une étrangeté supplémentaire au récit : que ce soit les taches de rouge dans « Moi, assassin », de jaune dans « Moi, fou » ou de vert dans « Moi, menteur ».

 Gilles RATIER

(1)   Voir : « Moi, assassin » par Keko et Antonio Altarriba et « Moi, fou » par Keko et Antonio Altarriba.

(2)   À l’occasion du dixième anniversaire de la parution française du premier volume (« L’Art de voler » de Kim et Antonio Altarriba), la collection Denoël Graphic vient de rééditer cet excellent diptyque — donc avec le tome 2, « L’Aile brisée » — en un seul opus intitulé « L’Épopée espagnole » : ceci dans une version agrandie, pour un meilleur confort de lecture…

«Moi, menteur» par Keko et Antonio Altarriba
Éditions Denoël (21,90 €) — EAN : 978-2-207-15746-6

Después de la impostura moral desarrollada en “Yo, asesino” y la impostura científica en “Yo, loco” (1), es la impostura política el punto de partida de “Yo, mentiroso”: una tercera y última parte donde los hilos terminan desmoronándose, dando al conjunto su dimensión final. La intriga policial sobre asesinatos barrocos, limites gore, llevados a cabo en un ambiente lovecraftiano donde la mentira reina una vez más en el amo, es solo un pretexto para dibujar el retrato de una metrópoli negra, gótica y mítica: Vitoria- Gasteiz, pueblo en el español. País Vasco donde el guionista Antonio Altarriba enseñó literatura francesa en la universidad durante 40 años.

Obviamente, es bastante posible leer los tres volúmenes de una manera completamente independiente, pero solo podemos aconsejarte demasiado para comenzar leyendo los dos primeros, antes de caer en “Yo, mentiroso”, donde todas las trayectorias se superponen. Y los conflictos fin: ecos en ciertas cajas que permiten vincular las historias, incluso si no están directamente conectadas. Sobre todo porque cuenta con el personaje principal de “Yo, asesino”, que también apareció en “Yo, loco”: el profesor de historia del arte y asesino artístico Enrique Rodríguez Ramírez.

En cuanto al protagonista de la última parte de este notable cómic, Adrián Cuadrado, es un mentiroso por vocación, pero también por necesidad conyugal, porque lleva una doble vida entre su mujer -y sus dos hijos- en Vitoria- Gasteiz y su amante caliente en Madrid. Asesor de comunicación del Partido Popular Democrático (fuerza dominante en el espectro político español dedicado a la corrupción, la intriga y la manipulación), es el encargado de encontrar la luz que ilumine el mejor perfil de un candidato, para convertirlo en un producto deseable. para los votantes. Por ahora, su misión es traer al baño nacional a un joven electo local, cuya supuesta homosexualidad podría ofrecer un lavado de homosexuales a su partido acusado durante demasiado tiempo de homofobia. Vendedor político, si no hubiera sido por el inesperado descubrimiento de tres cabezas cortadas. de concejales municipales, conservada artísticamente en botellas de cristal, y esta operación inmobiliaria en torno a los palacios en ruinas que salpican la ciudad vasca. El académico-escritor Antonio Altarriba, especialmente destacado por su díptico biográfico sobre su familia y la Guerra Civil española (2) es destacable, como es el trato gráfico de su amigo José Antonio Godoy Cazorla, conocido como Keko. También fueron traducidos al francés “Plein les eyes” en las ediciones de Year 2 en 2006 y “La Protectrice” en Actes Sud-L’An 2 en 2012, utiliza pisos negros que apoyan el perfección las palabras del guionista. Sin mencionar este color agregado, para cada uno de los volúmenes, que, un poco como “Sin City” de Frank Miller, atrae la atención del lector sobre los elementos significativos en los recuadros y que introduce una extrañeza adicional a la historia: si es el manchas de rojo en “Yo, asesino”, de amarillo en “Yo, loco” o de verde en “Yo, mentiroso”.

Gilles RATIER

(1) Consulte ” Yo, asesino “de Keko y Antonio Altarriba ” Yo, loco “de Keko y Antonio Altarriba .

(2) Con motivo del décimo aniversario de la publicación en Francia del primer volumen (“El arte de volar” de Kim y Antonio Altarriba), la colección & nbsp; Denoël Graphic acaba de reeditar este excelente díptico – por lo tanto, con el volumen 2, “El ala rota” – en una sola obra titulada “La epopeya española”: esto en una versión ampliada, para una mejor comodidad de lectura …

“Yo, mentiroso” de Keko y Antonio Altarriba
Éditions Denoël (21,90 €) – EAN: 978-2-207-15746-6